La gestion des finances personnelles peut parfois sembler un casse-tête, surtout pour un métier comme menuisier. Voici une plongée dans le budget mensuel de Thibault, dont le revenu net s’élève à 2 050 €.
Sommaire
Revenus mensuels : un regard sur la réalité
Thibault, âgé de 34 ans, travaille depuis six ans dans une entreprise artisanale à La Rochelle. Son salaire de 2 050 € nets est un chiffre clé. Après un faible taux d’imposition de 95 €, c’est ce montant qui atterrit chaque mois sur son compte. Malheureusement, ce salaire est statique, sans primes ni treizième mois, et il ne peut pas compter sur des allocations logement en raison de son revenu.
Détails des revenus : à quoi s’attendre ?
Son revenu est donc sa seule ressource. Parfois, Thibault touche de petites sommes pour le remboursement de frais liés aux déplacements, mais cela reste sporadique. Les heures supplémentaires en haute saison lui rapportent un peu plus, mais cela n’est pas constant. Internautes, imaginez un budget qui doit se contenter de 2 050 € chaque mois, uniquement pour couvrir les dépenses essentielles.
Dépenses fixes : le poste de loyer qui pèse lourd
Le loyer est sans conteste la dépense la plus élevée dans le budget. Pour son T2 de 42 m² situé près du Vieux-Port, Thibault déboursera 620 € chaque mois, un chiffre en hausse en raison de l’attractivité récente de La Rochelle. Ce montant représente une partie significative de son salaire, rendant la vie financière d’autant plus délicate.
Les charges incompressibles : que comprend le deal ?
- Assurance habitation : 22 €
- Électricité : 75 €
- Mutuelle santé : 38 €
- Forfait téléphone : 16 €
- Internet : 25 €
- Abonnements de loisirs : 24,48 € (Netflix et Spotify)
Allant de l’assurance à la lumière, ces charges s’élèvent à un total de 1 138,48 €, représentant déjà plus de la moitié de son salaire. La flambée des prix du carburant a également contraint Thibault à se restreindre.
Dépenses variables : le coût de la vie au quotidien
Thibault, malgré ses efforts pour contrôler ses dépenses, fait face à des coûts inévitables. Pour les courses, il dépense environ 240 € par mois. Favorisant les produits frais, son budget atteint parfois 30 € supplémentaires pour les marchés locaux.
Loisirs : la vie ne s’arrête pas
Les sorties sont un autre domaine où il ne souhaite pas montrer de vigilance excessive. Prévoyant un à deux restaurants par mois, son budget pour ces sorties atteint les 70 €. Dixit Thibault : « On vit dans une belle ville, il faut en profiter. »
À côté de cela, il dépense 60 € pour les apéros, tout en maintenant un abonnement de sport de 30 €. Même pour les soins de base, comme aller chez le coiffeur, il réussit à maintenir son entreprise personnelle en vie en restant prudent.
Épargne et imprévus : une zone grise
Après toutes ces dépenses, Thibault pense qu’il reste 317 € de « marge ». Cependant, quand on aborde la réalité, il met systématiquement 200 € de côté pour son Livret A. L’épargne constitue son matelas de sécurité, un indispensable pour anticiper les imprévus comme une réparation automobile, mettant en lumière le défi de sa situation.
| Dépenses | Montant (€) |
|---|---|
| Loyer | 620 |
| Charges fixes | 518.48 |
| Dépenses variables | 595 |
| Total | 1 733 |
| Reste à vivre | 317 |
Ce solde reste fragile, car il doit couvrir les imprévus. Pour éviter d’être à découvert, il suit strictement son budget. Le souhait d’acheter un appartement à La Rochelle reste une aspiration, un projet qui semble toujours improbable à ce stade.
En définissant un budget mensuel solide, Thibault apprend à naviguer dans les eaux tumultueuses de la gestion des dépenses. Quand on voit le salaire moyen d’un menuisier, la question demeure : les petites économies suffisent-elles à se construire un avenir stable ?
Envisager de se lancer comme auto-entrepreneur, à raison de quelques chantiers par mois, pourrait être une solution pour augmenter ses revenus. Mais, après une semaine d’atelier épuisant, la question de l’énergie engagée revient toujours sur le tapis.







